Aromathérapie

AROMATHERAPIE – LES HUILES ESSENTIELLES

L’aromathérapie est une branche de la phytothérapie, mais, à la différence de cette dernière qui utilise certaines parties de plantes en infusions, décoctions ou macérations, l’aromathérapie utilise uniquement l’huile essentielle pure, c’est-à-dire des substances beaucoup plus concentrées, plus puissantes qu’il est nécessaire d’apprendre à utiliser avec toutes les précautions requises.

Bien que le nom soit relativement récent, la thérapie par les huiles essentielles remonte à plus de plus de 5’000 ans et était pratiquée par de nombreuses civilisations à des fins diverses : comme parfum, lors de fêtes et de rituels, pour la cosmétique, les massages, en médecine, pour la cuisine, etc. …, mais toujours dans le but d’améliorer le bien-être, une des clefs de la SANTE !

 

Que sont les huiles essentielles ?

Ce sont les substances odorantes volatiles emmagasinées dans
des petites poches conteues dans les plantes (fleurs, feuilles, graines, racines ou écorces). Dotées de vertus curatives très efficaces, elles donnent aux plantes leur parfum, attirent les insectes pour la pollinisation et permettent aux plantes de se protéger des bactéries et des champignons. Nous bénéficions de cette action protectrice lorsque nous extrayons et utilisons ces huiles aux propriétés les plus diverses : antiseptiques, bactéricides, antivirales, antispasmodiques, digestives, sédatives ou stimulantes…

Elles agissent partout dans le corps et sur tous les systèmes de l’organisme.

Ces essences aromatiques végétales ou substances odorantes sont de consistance huileuse (mais pas grasses, à l’inverse des huiles végétales). Elles sont plus ou moins fluides, souvent légèrement colorées, très volatiles (s’évaporent facilement) et presque toutes plus légères que l’eau, mais pas hydrosolubles.

La plupart des végétaux renferment des huiles essentielles, mais seulement en très petites quantités, ce qui ne permet pas toujours l’extraction.

De quoi sont-elles composées ?

Chaque huile essentielle est une combinaison unique et extrêmement concentrée de différents composés chimiques naturels que la plante fabrique à partir de l’énergie solaire.

Ces diverses substances aromatiques que l’on nomme principes actifs sont classées en différentes catégories : les acides, alcools, aldéhydes, esters, éthers, cétones, phénols, terpènes, etc.

Ainsi, à la différence d’un médicament « classique » qui se résume souvent à 1 molécule visant à traiter 1 problème et parce qu’elles sont constituées de très nombreuses substances, le champ d’action des huiles essentielles est très large et leurs propriétés thérapeutiques aussi variées qu’inestimables.

L’eucalyptus par exemple ne compte pas moins de 250 composants différents et la lavande plus encore …

Quel rendement ?

Pour 1 kg d’huile essentielle, il faut environ :

  • 6 à 7 kg de boutons floraux de clous de girofle

  • 60 kg de sommités fleuries de lavande

  • 3 à 4 tonnes de boutons de roses cueilli à la main…

  • 5 à 7 tonnes de feuilles de verveine citronnée

  • 4 à 12 tonnes de feuilles de mélisse

… d’où les prix élevés des huiles essentielles pures et naturelles et la grande tentation de falsification, coupage et synthèse afin d’abaisser le coût des plus onéreuses !

Méthode d’extraction : comment les obtient-on ?

La distillation à la vapeur d’eau est la méthode la plus courante et jusqu’à présent la mieux adaptée pour obtenir les huiles essentielles les plus pures.

Les fleurs, plantes ou parties de plantes sont placées dans un alambic et l’eau remplissant le fond de la chaudière est portée à ébullition.
La chaleur génère de la vapeur qui s’élève à travers les mailles du filet et fait exploser les petites poches contenant les huiles essentielles.
Celles-ci qui se répandent alors dans la vapeur d’eau. Après avoir passé par le col de cygne, elles sont condensées et refroidies dans un serpentin maintenu à une température basse par l’eau froide contenue dans la cuve de réfrigération.
Le liquide formé du mélange d’eau de distillation et d’huiles essentielles flottant à la surface est ensuite recueilli par un enssencier ou « vase florentin ».
Il est ensuite séparé de manière simple et naturelle du fait de leur différence de densité.

L’hydrolat ou eau de fleurs est donc la vapeur d’eau recondensée que l’on sépare de l’huile essentielle à la sortie de l’alambic. En tant que produit dérivé de la distillation, il contient encore des traces ionisées en infime quantité d’huiles essentielles et pratiquement toutes les composantes de la plante utilisée. 

Les hydrolats peuvent aussi se prendre par voie orale. Vous pouvez rajouter 2-3 cuillères à soupe dans un litre d’eau à boire dans la journée. Ils ont l’avantage d’être très doux et tout le monde peut les utiliser sans risque.

Ils sont des alliés de choix pour la cosmétique et la cuisine.

Alterner votre choix d’hydrolat et vous pouvez aussi faire des synergies.

Qualité des huiles essentielles


De nos jours, on entend de plus en plus parler d’aromathérapie. Les publicités ne manquent pas de vanter les bienfaits des huiles essentielles dans les produits de soin du corps, sprays désodorisants, parfums d’ambiances, etc.

La plupart des grandes surfaces offrent des flacons d’huiles essentielles à prix modiques, mais ne vous laissez pas duper : de nombreuses huiles essentielles sont additionnées d’huiles grasses, de solvants ou de composants synthétiques et certaines huiles normalement onéreuses sont fabriquées à partir de composants d’huiles moins chers … tout cela au profit de prix attractifs.

Même si la chimie arrive à reproduire les odeurs florales, les composants thérapeutiques sont néanmoins absents !

Donc prudence et attention aux falsifications.

Il est indispensable que seules les huiles essentielles pures et non falsifiées soient utilisées.

Refusez les « déterpénées », « péroxydées » ou « rectifiées », qui ont littéralement été amputées de certains de leurs composants naturels.

Pour ce, lors de l’achat, veillez à ce que l’étiquette comporte les mentions suivantes :

100 % pure et naturelle
Nom de l’espèce botanique précise (nom latin)
Partie de la plante utilisée
Numéro du lot
Chémotype ou race chimique
Lieu de récolte

L’appellation « Identique à naturelle » signifie synthétique !

Certaines huiles essentielles n’existent que sous une forme synthétique car leur préparation naturelle ne permet pas à l’arôme de la plante d’être extrait sans dommage : chèvrefeuille, fleurs de violettes, muguet, lilas.

Il est de plus interdit d’utiliser les parfums d’origine animale : l’ambre et le musc sont donc forcément synthétiques.

Conservation des huiles essentielles


Les huiles essentielles s’évaporent facilement et sont très sensibles à la lumière, à la chaleur et à l’air.

• Conservez-les dans des flacons en verre sombre et hermétiquement bouchés que vous placez dans un endroit frais à l’abri de la lumière
• Les huiles essentielles étant inflammables, tenez-les à distance d’une flamme nue
• Ainsi conservées, elles se gardent bien des années. Les résines se conservent quasi indéfiniment alors que les essences d’agrumes perdent leurs propriétés (et leur bonne odeur) au bout de quelques années. Vérifiez-les régulièrement et fiez-vous à votre odorat !

Principes d’action des huiles essentielles en usage externe

Les huiles essentielles peuvent emprunter plusieurs voies afin remplir leur fonction, mais en tous les cas elles doivent pénétrer dans notre corps et atteindre la circulation sanguine afin d’être transportées à l’endroit voulu et de développer leurs effets thérapeutiques, tant physiques que psychiques.

Effet physique au travers de la peau et des muqueuses


Etant donné qu’elles sont liposolubles (solubles dans des corps gras), elles pénètrent particulièrement bien par la peau et les muqueuses. Elles arrivent donc rapidement, via le sang, dans les tissus et les différents organes.

Les principes actifs peuvent ainsi influencer l’ensemble de l’organisme.

Absorbées par les muqueuses, elles ont un effet encore plus rapide et intense.

Lors de leur utilisation dans les diffuseurs, elles s’évaporent et pénètrent par la respiration jusqu’aux poumons d’où elles sont transportées dans le sang et la circulation vers les différentes parties de l’organisme.

 

Effet psychique via l’odorat

Le nez est directement lié au cerveau, notre centrale qui dirige notre système nerveux (aussi le végétatif) ainsi que tous nos états psychologiques.

Selon les informations olfactives qu’il reçoit, le cerveau libère certaines substances qui influencent aussi bien notre sensibilité à la douleur que nos états d’âme.

Les odeurs véhiculées par les huiles essentielles peuvent être comparées à des messagers qui apportent des informations au cerveau.

L’aromathérapie est une excellente méthode pour contrer le stress puisque certaines huiles essentielles sont championnes de la relaxation et elles ont un effet nettement sédatif, tandis que d’autres stimulent notre énergie ou rétablissent un équilibre fragilisé.

La diffusion des huiles essentielles est un moyen efficace pour agir sur nos émotions.

Les huiles essentielles sont-elles des antibiotiques ?

Un antibiotique classique de synthèse ne fait pas la distinction entre les « bonnes » et les « mauvaises » bactéries et détruit tout sur son passage. De plus, il ne prépare pas le corps à de nouvelles invasions potentielles, d’où les traitements répétés.

À l’inverse d’un antibiotique qui détruit la flore bactérienne, les huiles essentielles s’attaquent aux germes et virus sans porter préjudice à l’équilibre interne ni endommager les muqueuses. De plus, elles fortifient le système immunitaire afin qu’il puisse mieux se défendre contre les futures invasions bactériennes.

Il est évident que si votre infection est déjà très avancée, il est impératif de se rendre chez son médecin…

Précautions d’emploi

Il est nécessaire de prendre le temps de découvrir quelles vertus se cachent dans chacune d’elles.

Prudence chez les bébés, les femmes enceintes et les personnes épileptiques. N’administrez pas d’huiles essentielles par voie orale aux enfants de moins de 7 ans.

La diffusion et les massages aux huiles essentielles sont par contre favorables en toutes occasions. 

Prudence en cas de terrain allergique (cutanée, respiratoire), à utiliser avec parcimonie.

Pour les parties sensibles du corps : régions génitales et anales, aisselles; utiliser des huiles essentielles spécifiques à ces zones délicates.

Jamais d’huile essentielle dans les yeux et à l’intérieur des oreilles.

En cas de projection dans les yeux appliquer immédiatement une huile végétale,

l’huile d’olive de la cuisine convient très bien !

 

Les huiles essentielles ne se diluent pas dans l’eau.

Pour les huiles essentielles dermocaustiques diluez-les fortement dans une huile végétale.
(huile essentielles sarriette, thym, girofle, cannelle ou origan).
Certaines huiles essentielles (sauge officinales, thuya) sont neurotoxiques il ne faut pas les prendre par voie orale. Bien que la dose létale est relativement élevée…
Ne vous exposez pas au soleil après l’application de certaines huiles essentielles photo-sensibilisantes (agrumes : citron, orange, bergamote, mandarine, pamplemousse). Risques de tâches et de dépigmentations de la peau.

Par contre certaines huiles essentielles peuvent être appliquées directement sur la peau en friction, et même sur les plaies. Lavande, géranium, bois de rose.

Mieux vaut « pas assez » que « trop » : ne croyez pas que plus vous mettez d’huiles essentielles dans vos préparations, plus celles-ci seront efficaces. Au contraire ! Une trop grande concentration provoque parfois les effets inverses de ceux recherchés !
Ne prenez surtout pas les huiles essentielles à la légère et n’oubliez pas que leurs composants sont extrêmement concentrés : une goutte représente un jardin entier de fleurs !

Bienvenue dans le monde fantastique de l’aromathérapie !